Être vraiment écouté : une expérience plus rare qu’on ne le pense

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Nous parlons beaucoup. Avec nos proches, nos collègues, nos responsables, parfois avec des professionnels.

Mais sommes-nous vraiment écoutés ?

Il arrive souvent que nous racontions une difficulté, une hésitation ou un questionnement, et que la personne en face de nous cherche immédiatement à répondre, conseiller, rassurer ou donner son point de vue.

« Tu devrais faire ça. »

« À ta place, je… »

« Ce n’est pas si grave. »

« Tu réfléchis trop. »

« Il faut avancer. »

Ces réactions partent souvent d’une bonne intention. Pourtant, elles ne correspondent pas toujours à ce dont nous avons besoin.

Parfois, nous avons simplement besoin d’être entendus.

D’avoir le temps d’aller au bout de notre pensée.

De pouvoir exprimer ce que nous ressentons sans être interrompus, évalués ou immédiatement orientés vers une solution.

Dans un accompagnement professionnel, cette qualité d’écoute est essentielle.

Écouter n’est pas simplement entendre

Entendre quelqu’un parler ne signifie pas nécessairement l’écouter.

Écouter demande une véritable disponibilité.

Cela suppose d’accueillir la parole de l’autre sans chercher trop vite à l’interpréter, à la corriger ou à la ramener à sa propre expérience.

Une écoute de qualité consiste notamment à laisser la personne développer sa pensée, à respecter ses silences, à reformuler pour vérifier que l’on a bien compris et à poser des questions qui permettent d’aller plus loin.

Cela paraît simple.

En réalité, c’est une posture exigeante.

Car écouter véritablement suppose d’accepter de ne pas savoir immédiatement où la conversation va conduire.

« J’ai l’impression que personne ne m’écoute vraiment »

Ce sentiment revient régulièrement dans les accompagnements.

Certaines personnes ont beaucoup parlé de leur situation autour d’elles. Elles ont parfois reçu de nombreux conseils. Pourtant, elles ont le sentiment de ne pas avoir été réellement comprises.

Cela peut être particulièrement vrai lorsque la situation professionnelle est complexe.

Une personne peut aimer son métier tout en ne supportant plus son environnement de travail.

Elle peut souhaiter changer tout en ayant peur de perdre sa sécurité.

Elle peut être épuisée sans savoir si elle doit changer de poste, d’entreprise ou de métier.

Elle peut avoir envie d’évoluer tout en doutant fortement de ses capacités.

Elle peut également ressentir un malaise profond sans parvenir immédiatement à l’expliquer.

Dans ces situations, proposer trop rapidement des solutions peut empêcher de comprendre ce qui se joue réellement.

Avant de chercher la réponse, il faut parfois prendre le temps de poser correctement la question.

L’écoute permet de mettre de l’ordre dans ce que l’on ressent

Nous n’arrivons pas toujours en accompagnement avec un projet clairement défini.

La demande peut être beaucoup plus floue :

« Je ne sais plus où j’en suis. »

« Je sais seulement que je ne veux plus continuer comme ça. »

« Je voudrais changer, mais je ne sais pas vers quoi aller. »

« J’ai perdu confiance. »

« Je ne retrouve plus de sens dans mon travail. »

Ce sont souvent des points de départ.

Le rôle de l’accompagnement n’est alors pas de transformer immédiatement ces phrases en projet professionnel.

Il faut d’abord comprendre.

Qu’est-ce qui ne convient plus ?

Depuis quand ?

Dans quelles situations la difficulté apparaît-elle ?

Qu’est-ce qui continue malgré tout à apporter de la satisfaction ?

Quelles sont les attentes aujourd’hui ?

Quelles contraintes doivent être prises en compte ?

Qu’est-ce que la personne n’ose peut-être pas encore envisager ?

Une écoute attentive permet progressivement de faire émerger des éléments qui étaient jusque-là mélangés ou difficiles à formuler.

La personne peut alors commencer à distinguer ce qui relève de la fatigue, du manque de reconnaissance, d’un problème de valeurs, d’un besoin de changement, d’un environnement devenu inadapté ou d’une aspiration nouvelle.

Être écouté sans être jugé

La question du jugement est centrale.

Certaines personnes hésitent à exprimer leurs véritables interrogations professionnelles parce qu’elles anticipent la réaction de leur entourage.

Changer de métier peut sembler irréaliste.

Quitter une fonction valorisée peut paraître incompréhensible.

Reconnaître que l’on ne se sent plus capable de continuer peut être difficile.

Dire que l’on ne partage plus les valeurs de son entreprise peut créer un sentiment de culpabilité.

Admettre que l’on souhaite simplement travailler autrement peut sembler manquer d’ambition.

Dans un accompagnement, il doit être possible d’exprimer ces réflexions sans avoir à les justifier immédiatement.

Cela ne signifie pas que tout projet sera réalisable ou qu’il ne sera jamais questionné.

Au contraire.

Mais il existe une différence importante entre questionner un projet et juger la personne qui le porte.

La bienveillance n’empêche pas l’exigence

Une écoute bienveillante n’est pas une écoute complaisante.

Accompagner ne consiste pas à approuver systématiquement ce que dit la personne.

Il peut être nécessaire d’interroger certaines représentations, de confronter une idée à la réalité, d’identifier une contradiction ou de mettre en évidence un risque.

Mais cette confrontation peut être réalisée dans le respect.

Une relation d’accompagnement de qualité permet justement d’être à la fois soutenu et questionné.

Le respect et la bienveillance créent suffisamment de sécurité pour pouvoir regarder certaines difficultés en face.

C’est souvent à cette condition que la réflexion devient réellement constructive.

Parler permet parfois de découvrir ce que l’on pensait vraiment

Une écoute attentive a également une fonction moins visible.

Lorsque nous sommes réellement écoutés, notre pensée évolue pendant que nous parlons.

Nous pouvons commencer une phrase avec une idée assez vague et nous entendre progressivement formuler quelque chose de beaucoup plus précis.

« En fait, ce n’est peut-être pas mon métier que je veux quitter… »

« Je crois que ce qui me pèse surtout, c’est la manière dont je travaille aujourd’hui. »

« Je me rends compte que la reconnaissance est devenue très importante pour moi. »

« Finalement, je ne cherche pas forcément une promotion. Je voudrais surtout retrouver du sens. »

Ces moments sont particulièrement importants dans un bilan de compétences ou un accompagnement professionnel.

La réponse n’est pas toujours apportée par le consultant.

Elle apparaît parfois dans la parole de la personne elle-même, lorsqu’elle bénéficie enfin de suffisamment d’espace pour penser.

Dans les accompagnements RESOL, l’écoute est un engagement professionnel

Chez RESOL FORMATION, la qualité de l’écoute n’est pas considérée comme un simple « plus » relationnel.

Elle fait partie intégrante de l’accompagnement.

Chaque parcours, chaque situation et chaque personne sont différents.

Il ne s’agit donc pas d’appliquer mécaniquement une méthode ou de faire entrer une personne dans un projet prédéfini.

L’accompagnement commence par la compréhension de la situation telle qu’elle est vécue par la personne.

Cela implique notamment :

·  une écoute attentive et individualisée ;

·  le respect de la parole et du rythme de chacun ;

·  l’absence de jugement ;

·  la confidentialité des échanges ;

·  une posture bienveillante mais exigeante ;

·  la prise en compte des contraintes personnelles, professionnelles et de santé ;

·  une réflexion construite avec la personne et non à sa place.

Les outils, les tests ou les méthodes peuvent avoir leur utilité.

Mais ils ne remplacent jamais la rencontre et l’écoute.

Ils doivent rester au service de la personne et de sa réflexion.

Un accompagnement n’est pas seulement une méthode

Lorsque l’on choisit un bilan de compétences ou un accompagnement professionnel, il est naturel de s’intéresser au programme, aux outils utilisés ou au nombre d’heures proposées.

Ces éléments sont importants.

Mais la qualité de la relation d’accompagnement l’est tout autant.

Pouvoir parler librement.

Se sentir compris.

Ne pas avoir à défendre immédiatement ses émotions ou ses interrogations.

Être accompagné sans être dirigé.

Être questionné sans être jugé.

Ce sont souvent ces conditions qui permettent de réellement avancer.

Et si la première étape consistait simplement à être entendu ?

Lorsque l’on traverse une période de doute professionnel, on cherche parfois très vite une solution.

Un nouveau métier.

Une formation.

Un autre emploi.

Une reconversion.

Mais avant de choisir une direction, il peut être nécessaire de prendre le temps de comprendre ce qui nous conduit à vouloir changer.

Et cette compréhension commence souvent par une chose très simple en apparence : pouvoir parler à quelqu’un qui écoute réellement.

Chez RESOL FORMATION, cette qualité d’écoute fait partie des engagements fondamentaux de chaque accompagnement. Parce qu’avant de construire un projet, de choisir une orientation ou de prendre une décision, il faut d’abord pouvoir comprendre où l’on en est, ce que l’on vit et ce que l’on souhaite réellement pour la suite.


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