Retour au travail : simple blues ou besoin de changement ?
Retour de vacances difficile : simple blues de rentrée ou besoin de changement ?
Les vacances permettent souvent de ralentir, de prendre de la distance et de retrouver un autre rythme.
Puis arrive le moment de reprendre le travail.
Pour beaucoup, cette reprise s’accompagne d’un petit décalage : difficulté à se lever, nostalgie des vacances, impression que le rythme professionnel revient trop vite, manque d’enthousiasme face aux premières journées.
C’est fréquent.
Mais parfois, le malaise est plus profond.
Le retour au travail ne provoque pas seulement une baisse de motivation passagère. Il réactive une insatisfaction déjà présente, une fatigue ancienne, une perte de sens ou le sentiment de ne plus être à sa place.
Alors, comment faire la différence entre un simple blues de rentrée et un véritable besoin de changement professionnel ?
Le blues de rentrée : un phénomène souvent normal
Après une période de repos, il est logique d’avoir besoin de quelques jours pour retrouver son rythme.
Les vacances ont modifié les horaires, les habitudes, le niveau de sollicitation et parfois même notre perception du temps.
Reprendre signifie retrouver :
· les contraintes horaires ;
· les déplacements ;
· les réunions ;
· les objectifs ;
· les sollicitations ;
· les tensions éventuelles ;
· les responsabilités du quotidien.
Il peut donc exister un temps d’adaptation.
Pendant quelques jours, le travail paraît plus lourd qu’avant les congés. L’envie est moins présente. On pense encore aux vacances.
Ce ressenti ne signifie pas nécessairement qu’il faut changer de métier ou d’entreprise.
Dans de nombreux cas, l’équilibre revient progressivement.
Mais parfois, le retour agit comme un révélateur
La coupure estivale peut également produire autre chose.
Elle donne suffisamment de recul pour mesurer ce que nous ne percevions plus lorsque nous étions pris dans le rythme habituel.
Certaines personnes se rendent compte qu’elles allaient déjà mal avant les vacances.
Elles avaient simplement appris à fonctionner avec cette situation.
La reprise peut alors faire apparaître très clairement certaines pensées :
« Je n’ai vraiment plus envie d’y retourner. »
« Je pensais que les vacances me feraient du bien, mais je me sens déjà épuisé. »
« Je ne me reconnais plus dans ce que je fais. »
« Je n’ai plus envie de continuer comme ça. »
« Je ne sais pas exactement ce que je veux, mais je sais que quelque chose doit changer. »
Ce sont ces phrases qu’il peut être intéressant de ne pas balayer trop rapidement.
Comment savoir si le malaise mérite d’être approfondi ?
Il n’existe pas de test permettant de répondre immédiatement.
Mais certains éléments peuvent inviter à prendre davantage de recul.
Par exemple :
· la difficulté existait déjà plusieurs mois avant les vacances ;
· le repos améliore temporairement la fatigue, mais celle-ci revient dès la reprise ;
· vous ressentez une perte de motivation durable ;
· vous avez de plus en plus de mal à trouver du sens dans votre travail ;
· vous ne vous reconnaissez plus dans les valeurs ou le fonctionnement de votre entreprise ;
· vous avez le sentiment de ne plus progresser ;
· certaines tâches ou situations professionnelles vous pèsent de manière récurrente ;
· vous vous imaginez régulièrement dans un autre environnement professionnel ;
· vous avez envie de partir, sans savoir vers quoi aller ;
· vous éprouvez des difficultés à vous projeter dans votre poste actuel pour les prochaines années.
Un seul de ces éléments ne signifie évidemment pas qu’une reconversion s’impose.
Mais lorsque plusieurs d’entre eux se répètent, il peut être utile de les écouter.
Avant de changer de métier, comprendre ce qui doit réellement changer
Lorsque le travail devient difficile, une première réaction peut être :
« Il faut que je change de métier. »
Pourtant, le métier n’est pas toujours le problème.
Ce qui ne convient plus peut être :
· le poste occupé ;
· l’organisation du travail ;
· le management ;
· le niveau de responsabilité ;
· le manque d’autonomie ;
· les horaires ;
· l’environnement ;
· les relations professionnelles ;
· les valeurs de l’entreprise ;
· le sentiment de ne pas être reconnu ;
· ou encore l’absence de perspectives.
Une personne peut aimer profondément son métier et ne plus supporter les conditions dans lesquelles elle l’exerce.
À l’inverse, certaines personnes prennent progressivement conscience que ce n’est plus seulement leur environnement qui pose problème, mais le métier lui-même.
Faire cette distinction est essentiel.
Changer d’entreprise n’aura pas beaucoup d’effet si la difficulté vient du métier.
Changer de métier peut être inutilement radical si le problème se situe essentiellement dans l’environnement de travail.
La rentrée peut être le bon moment pour faire le point
À la rentrée, nous prenons souvent de nouvelles résolutions.
Sur le plan professionnel, elles peuvent prendre différentes formes :
« Cette année, je ne veux plus subir. »
« Je vais commencer à regarder ailleurs. »
« Il faut que je réfléchisse à une formation. »
« Je veux retrouver un meilleur équilibre. »
« J’aimerais enfin savoir ce que je pourrais faire d’autre. »
Ces intentions sont importantes.
Mais sans temps consacré à la réflexion, elles risquent rapidement d’être absorbées par le quotidien.
Les semaines passent et, quelques mois plus tard, les mêmes questions reviennent.
Faire le point permet justement d’éviter cette répétition.
Faire quelque chose ne signifie pas forcément tout bouleverser
Prendre au sérieux son malaise professionnel ne signifie pas démissionner immédiatement.
Cela peut simplement commencer par une démarche d’exploration.
Se renseigner.
Parler avec un professionnel.
Identifier ce que l’on souhaite conserver et ce que l’on ne veut plus.
Réfléchir à ses compétences.
Explorer d’autres environnements.
Étudier une formation.
Rencontrer des professionnels exerçant un métier qui nous attire.
Réactualiser son CV.
Ou simplement consacrer du temps à comprendre ce qui est devenu important pour soi.
L’objectif n’est pas de prendre une décision précipitée.
Au contraire.
Plus la réflexion est engagée suffisamment tôt, plus il est possible de construire une évolution professionnelle sereine.
Et le bilan de compétences dans tout cela ?
Le bilan de compétences peut être particulièrement utile lorsque l’on ressent un besoin de changement sans savoir précisément quelle direction prendre.
Il offre un cadre pour analyser sa situation et répondre progressivement à plusieurs questions :
Qu’est-ce qui ne me convient plus aujourd’hui ?
Qu’est-ce que je souhaite conserver dans ma vie professionnelle ?
Quelles sont mes compétences ?
Dans quelles situations est-ce que je fonctionne le mieux ?
Quelles sont mes priorités aujourd’hui ?
Quels environnements pourraient davantage me convenir ?
Quelles pistes professionnelles sont réalistes ?
Ai-je réellement besoin de changer de métier ou existe-t-il d’autres solutions ?
Le bilan ne consiste pas à trouver rapidement « le métier idéal ».
Il permet surtout de mettre de l’ordre dans sa réflexion, d’explorer différentes possibilités et de construire un projet adapté à sa situation.
Le changement peut aussi être progressif
Nous imaginons parfois le changement professionnel comme une rupture nette : quitter son emploi, commencer une formation et repartir dans une nouvelle direction.
Dans la réalité, les évolutions sont souvent beaucoup plus progressives.
Elles peuvent passer par :
· une mobilité interne ;
· un changement d’entreprise ;
· une évolution des responsabilités ;
· une formation complémentaire ;
· une réduction ou une réorganisation du temps de travail ;
· une transition vers un autre secteur ;
· ou une reconversion préparée sur plusieurs mois.
L’important n’est pas d’aller vite.
L’important est de savoir pourquoi l’on souhaite changer et vers quoi l’on veut avancer.
Et si le malaise de la rentrée était simplement une invitation à vous écouter ?
Il n’est pas nécessaire de transformer chaque difficulté de reprise en remise en cause professionnelle.
Un petit blues de rentrée est souvent normal.
Mais lorsque le retour au travail réveille une insatisfaction ancienne, lorsqu’il devient difficile de se projeter ou lorsque l’envie de changement revient régulièrement, il peut être utile de ne pas ignorer ce signal.
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà un projet.
Vous n’avez pas besoin de savoir quel métier vous aimeriez exercer.
Vous n’avez même pas besoin d’être certain de vouloir partir.
La première étape peut simplement consister à faire le point.
Chez RESOL FORMATION, le bilan de compétences permet de prendre ce temps de recul, d’identifier ce qui doit réellement évoluer et d’explorer les différentes possibilités avant de prendre une décision.
Parce qu’une rentrée peut être simplement une reprise.
Mais elle peut aussi devenir le début d’une nouvelle étape professionnelle.
